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Le 26-08-2009 • Pays : Grèce

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UN AUTRE COIN DE PARADIS

Le 25-08-2009 • Pays : Grèce

 

Nous traversons la grece d'est à l'ouest pour atterrir a un autre petit coin de paradis:Sivota.

Comme à gumusluk, ça commence mal,notre camping sympa ombragé par des oliviers centenaires a purement et simplement disparu! Et nous trouvons difficilement une chambre pour la nuit,ça n'intéresse personne!! Nous réussissons tout de même au moment ou nous allions abandonne.

Encore un coin qui a changé,un peu plus de villas sur les belles collines boisées,beaucoup plus de grands yachts dans le port mais il est reste intime et charmant.

Nous avons mangé à la pizzeria parasole comme il y a 13 ans,les pizzas y sont toujours généreuses et succulentes. Bonne soirée!!

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Souvenirs des souvalkis d\\\'antan

Le 20-08-2009 • Pays : Grèce

 

Avant de regagner les côtes turques,nous visitons Chios. En premier le quartier du kastro,la vieille ville avec son épaisse muraille. A l'intérieur peu de charme car les vieilles maisons tombent en ruines,


 

 

 

ancienne mosquee 

 

 

 

 

 

 

 

ancien bains turcs 

 

 

 

 

 

 

le minuscule cimetière des notables turcs du siècle dernier attire quand même notre attention .

 

pierres tombales de notables turcs 

 

 


Puis nous errons nonchalamment dans la ville et son port animé et coloré,bordé de terrasses de café et restaurants.

 

 

 

 

 

 


Peu d'intérêt,nous prenons le ferry à 17 heures pour la Turquie.

Arrive sur la côte nous cherchons désespérément un super camping selon la bible du routard,il a purement et simplement disparu! Un autre nous tend les bras ,nous plantons la tente aux milieu de gravats ,on se fait arnaqué de 15 euros et en plus il faut payer les toilettes et douches!!

Par contre dans la ville proche ,nous découvrons la haute société turque. Autour d'un immense sheraton ,une plage avec tous ses transats a perte de vue et des rangées de magnifiques villas et dans un des restaurants, je retrouve le goût des souvalkis grecs (année75) ,ici on les appelle cop sis , j'en ai 24 dans mon assiette. C'est de minuscules brochettes d'agneau coupe en très petits morceaux et marinés,ils mettent sur le pique un morceau de viande,un morceau de gras et un morceau de viande c'est tout mais que c'est bonnnnn!











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Une adorable rangée de poireaux!

Le 19-08-2009 • Pays : Grèce

Aujourd'hui,nous partons à la découverte des villages du mastic. C'est dans cette partie de l'ile que l'on trouve le lentisque ,arbuste de 2 mètres de haut dont les incisions permettent de récolter une résine:le mastic,utilisée dans la confection des alcools,sucreries,pâtisseries et produits de beauté. Nous partons à l'assaut des petites montagnes,en chemin un arrêt impromptu dans un petit village,Vessa,et la terrasse ombragée d'un café

 

 


 puis nous arrivons sur la belle plage d'Elata.

 

 

 

 

 Bain de mer,restauration au bord de l'eau. Très peu de monde,un vent qui nous rafraichit,nous n'avons plus envie de partir.

 Mais comme il faut remplir la page de kikooboo,nous allons au bourg médiéval de Mesta qui a conservé sa muraille,constitué de maisons fortes. Nous nous baladons dans les ruelles anciennes avec de nombreux passages étroits parfois voutes qui débouche sur une adorable et ombragée place centrale avec sa spectaculaire église. Les vielles portes,les grappes de tomates qui sèchent au soleil,les chats endormis dans tous les coins fait que nous aimons ce village.


 

 

 

 

 

sieste des chats 

 

sieste de grand-mère 

 

 

 

 

Un peu plus loin Olympoi qui a beaucoup moins de charme. Puis Pirgi,architecture unique en grece car les maisons,les églises ont des décors géométriques,gris et blanc. L'ensemble est particulièrement surprenant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Mais ce que je préfère ici c'est les vieux grecs,assis au pas de leur porte certains avec leur déambulateur. Nos regards et nos sourires les incitent à nous dire bonjour,d'ailleurs avec l'une d'entre elles,j'apprends à dire yassos. Elle est ravie et met la main sur son coeur. Touché! D'autres me parlent comme si j'avais pris le grec en première langue! Dans une rue,aligné comme une rangée de poireaux,des petits vieux attablés regardent ,tout en discutant le verbe haut ,les passants. Tout en les saluant je ris de les voir ainsi ce qui provoque chez eux rires et sourires! Moment unique!


 

super mamie 

 

des belles rangees de poireaux 

 

 

Nous terminons notre journée au port d'Emporios ou quelques maisons s'ouvrent sur la mer. Nous irons admirer et nous baigner dans une des deux plages de galets noirs dans les replis d'une falaise volcanique.

 

 


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L\\\'auberge espagnole de Chios

Le 18-08-2009 • Pays : Grèce

 

Après 1 heure de traversée en ferry et un contrôle douanier des papiers, de la fouille de la voiture,nous accostons sur l'ile grecque de Chios. Nous trouvons une chambre donnant sur le port. C'est une vieille maison tenue par un néo-zelandais. Ambiance auberge espagnole,une vie en communauté entre touriste. La cuisine devient un lieu d'échange. Sympa,on est comme chez soi.

cuisine de l'auberge espagnole

Bon en premier petit cours d'histoire,Chios passe pour être le berceau d'Homère ou le poète aurait écrit l'Iliade et l'Odysee. Mais cette ile a connu bien des desastrespar l'invasion successive des perses,des pirates,des romains,des venitiens,des byzantins. Elle connait un grand essor en étant genoise. Mais les turcs s'en emparent en 1566. En 1822,une révolte contre les occupants tourne au massacre sur 140 000 habitants,il ne reste que 1 800 ames. Cet événement dramatique inspira le peintre delacroix dans sont tableau :les massacres de chios,mais aussi Victor Hugo dans un poème amer :l'enfant grec (PS:tu le connais celui-la Christiane!)Enfin ,elle devient grecque en 1912;


Nous partons donc a la découverte de l'ile. En premier Anavatos,sur son éperon rocheux,ce village d'origine ottoman est presque abandonne,une impression de village fantôme.


 village fantome 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis nous filons au monastère Néa Moni,d'époque byzantine qui a une histoire comme je les aime. C'est donc l'histoire de trois ermites qui vivaient reclus dans ce coin et qui chaque soir voyaient dans le lointain une lumière dans le maquis malgré leurs recherches,impossible de trouver l'origine de ce scintillement .Nos trois moines se transforment donc en pyromanes..eh,oui ils ne trouvent rien de mieux que d'embrasser la colline. Dieu aurait-il permis qu'on brule ainsi son œuvre! Enfin,un seul buisson de myrthe ne brula pas. Pendu a une de ses branches une icône de vierge miraculeuse. Celle-ci les inspira et ils prédirent à Constantin qu'il deviendra empereur. La chose faite,il fit construire à l'endroit du miracle ce monastere. Les meilleurs artistes de Constantinople y ont travaillé réalisant de superbes mosaïques aux couleurs vives.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Nous avons eu une pensée attendrie devant l'icône de la vierge et tous ses ex-votos.

 

 

 

 


 

 

Dans une petite chapelle,on peut voir les ossements des moines,femmes et enfants qui ont péris pendant le massacre de 1822.

 

 

pieces de rechange

 

Nous continuons notre route panoramique qui gravit les contreforts de la montagne. Elle est très agréable,des pins vert tendre,des oliviers et des buissons ronds qui dévorent le bord de la route,nous donnent l'impression d'être dans l'allée d'un jardin à l'anglaise. De temps en temps notre regard s'arrête sur des petites criques ou l'eau limpide varie dans les dégradés de bleu profond et bleu turquoise.

 

 

 

 

Nous faisons un dernier arrêt au port de Limia près de volissos et nous retournons à chios par une route très impressionnante en lacets dans un environnement cette-fois ci plus lunaire,fait de rochers et de broussailles rousses.

 

Un peu de culture:

 Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Les orientales) - L'enfant

Les Turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil.
Chio, l'île des vins, n'est plus qu'un sombre écueil,
Chio, qu'ombrageaient les charmilles,
Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois,
Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois
Un choeur dansant de jeunes filles.

Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis,
Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis,
Courbait sa tête humiliée ;
Il avait pour asile, il avait pour appui
Une blanche aubépine, une fleur, comme lui
Dans le grand ravage oubliée.

Ah ! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux !
Hélas ! pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus
Comme le ciel et comme l'onde,
Pour que dans leur azur, de larmes orageux,
Passe le vif éclair de la joie et des jeux,
Pour relever ta tète blonde,

Que veux-tu ? Bel enfant, que te faut-il donner
Pour rattacher gaîment et gaîment ramener
En boucles sur ta blanche épaule
Ces cheveux, qui du fer n'ont pas subi l'affront,
Et qui pleurent épars autour de ton beau front,
Comme les feuilles sur le saule ?

Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ?
Est-ce d'avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus,
Qui d'Iran borde le puits sombre ?
Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand,
Qu'un cheval au galop met, toujours en courant,
Cent ans à sortir de son ombre ?

Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois,
Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois,
Plus éclatant que les cymbales ?
Que veux-tu ? fleur, beau fruit, ou l'oiseau merveilleux ?
- Ami, dit l'enfant grec, dit l'enfant aux yeux bleus,
Je veux de la poudre et des balles.

 

Le tableau de Delacroix


 

massacre de chios par Delacroix



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